- 0
- 446 words
Synthèse de documents, formulation de questionnaires, relecture… De nos jours, l’usage de l’Intelligence artificielle facilite et accélère le travail dans les rédactions, notamment celui des journalistes comme jamais auparavant. Une innovation qui impose de s’adapter.
Depuis près d’une quinzaine de minutes, Marc Ndjié a les yeux rivés sur son smartphone. Le bout des doigts qui pianote sans arrêt à l’écran. Et en un seul click sur l’interface, le journaliste web obtient des informations avec références sur Internet pour un papier qu’il écrit ce 9 novembre.
Des mots, puis des phrases défilent, générées à la vitesse de l’éclair par le génie créateur de Chatgpt. L’intelligence artificielle la plus utilisée au monde, développée par le groupe américain OpenAI. Sur sa table de travail dans son local sis à Yaoundé, Marc rédige rapidement les informations obtenues. L’IA se présente alors comme un atout précieux dans son travail de collecte comme il l’explique : « J’écris des prompts pour retrouver certaines informations rapidement et compléter mon article. Cela me permet de gagner du temps ». Mais la collaboration homme-IA ne s’arrête pas là. Adepte de la rédaction web, Marc est souvent amené à enrichir son texte avec des documents divers. Là où il fallait se pencher de longues minutes durant sur des archives, l’intelligence générative est venue changer la donne. Selon lui, l’IA permet de synthétiser articles, rapports et discours officiels, en gardant uniquement les points essentiels.
Tout comme Marc, Marie Reine N. utilise régulièrement Chatgpt pour préparer ses interviews. La journaliste en service à Bnews vante les mérites du puissant algorithme tout sourire : « Je ne m’en passe plus. J’utilise l’IA pour me formuler rapidement un questionnaire avant d’aller sur le terrain. Ça me facilite vraiment la tâche ». Le journaliste demeure au cœur du métier Sur le bureau de Marc Ndjié figurent une flopée de titres d’ouvrages sur l’Intelligence artificielle. Un intérêt visible qui pourrait toutefois expliquer sa réserve : « Il faut rappeler que l’IA n’est pas là pour faire le travail du journaliste. Elle vient uniquement agir comme un plus dans son activité. Par exemple, elle relit mes articles après que je l’ai fait moi-même ». Marc poursuit son propos en expliquant que l’IA n’est pourtant pas à craindre. C’est un outil que le journaliste doit apprivoiser en continuant de faire ce qui le distingue. Collecter, traiter l’information, garder une bonne culture
