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À chaque averse, le même scénario se répète dans certaines cités universitaires de Ngoa-Ekellé, à Yaoundé. Les pluies de saison transforment des chambres d’étudiants en véritables bassins d’eau, exposant leurs affaires à la détérioration et alimentant un climat d’inquiétude.
Des conditions de vie de plus en plus précaires. Matelas trempés, cahiers imbibés, appareils électroniques hors d’usage… Dans plusieurs pavillons, les étudiants décrivent une situation devenue presque « normale », faute de solutions durables. Les infiltrations d’eau par les toitures défectueuses et les remontées d’humidité par le sol témoignent d’un problème structurel ancien. « Quand il pleut la nuit, on ne dort pas. On passe le temps à écoper l’eau », confie Armand, étudiant en licence. Comme lui, beaucoup dénoncent un manque d’entretien des infrastructures et une absence de réaction rapide face aux alertes répétées.
Certains étudiants évoquent également des risques sanitaires. L’humidité constante favorise la prolifération de moustiques et de moisissures, augmentant les cas de paludisme et d’affections respiratoires dans les résidences.
Entre indignation et appels à l’action
Face à cette situation, la colère monte. Dans les couloirs des cités, les étudiants interpellent les responsables de cité. Ils réclament des travaux urgents pour sécuriser les logements. « On paie pour vivre dans ces chambres, mais on a l’impression d’être abandonnés », déplore Mireille, étudiante en master. D’autres appellent à des solutions provisoires, comme la mise à disposition d’espaces d’hébergement alternatifs en période de réajustement des chambres.
Pour l'heure, la saison des pluies ne fait que commencer, et plusieurs chambres sont déjà des espaces à risques.
