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Dans les artères de la capitale camerounaise, les marchés informels occupent une place grandissante. À Yaoundé, ces espaces de commerce improvisés traduisent à la fois la débrouillardise des populations et les limites de l’organisation urbaine.
Une économie de survie au quotidien. Au détour des carrefours et trottoirs, fruits, légumes, vêtements et gadgets s’exposent à ciel ouvert. Pour de nombreux vendeurs, ces marchés de rue représentent la principale source de revenus. Sans emploi formel, ils misent sur ces activités pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. « Ici, je peux au moins gagner de quoi manger chaque jour », confie une commerçante installée au bord de la route.
Entre accessibilité et désordre urbain

Si ces marchés facilitent l’accès à des produits à moindre coût pour les populations, ils posent également des problèmes d’occupation anarchique de l’espace public. Embouteillages, insalubrité et insécurité sont régulièrement pointés du doigt par les riverains et les autorités. Les trottoirs deviennent impraticables, obligeant parfois les piétons à marcher sur la chaussée, au risque d’accidents.
Des tentatives de régulation limitées
Face à cette expansion, les autorités locales multiplient les opérations de déguerpissement. Mais ces actions restent souvent temporaires. Quelques jours après, les vendeurs réinvestissent les lieux, faute d’alternatives viables. La question de la réorganisation des espaces marchands reste donc posée, entre nécessité de réguler et impératif social.
Trouver l’équilibre
Les marchés informels de Yaoundé illustrent un paradoxe urbain : ils sont à la fois indispensables à l’économie populaire et sources de désordre. Trouver un équilibre entre encadrement et inclusion apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur pour la ville.
