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Depuis plusieurs semaines, le prix de la tomate connaît une hausse considérable dans plusieurs marchés de la ville de Yaoundé. Entre difficultés d’approvisionnement, mauvaises conditions climatiques et augmentation des coûts de transport, commerçants et consommateurs peinent à suivre le rythme. Une situation qui impacte directement le panier de la ménagère.
Au marché de soa comme dans plusieurs autres marchés de la capitale, les étals de tomates attirent désormais plus de regards inquiets que d’acheteurs. Là où une petite bassine de tomates se vendait entre 3 000 et 5 000 francs CFA il y a quelques mois, les prix oscillent aujourd’hui entre 10 000 et 15 000 francs CFA selon la qualité et la provenance.« Avant, avec 500 francs, je pouvais acheter assez de tomates pour préparer pour la maison. Aujourd’hui, ce n’est plus possible », déplore une ménagère rencontrée au marché. Face à cette flambée des prix, plusieurs familles disent avoir réduit leur consommation ou se tournent vers des alternatives moins coûteuses.
Les commerçants évoquent des difficultés d’approvisionnementDu côté des vendeuses, la situation est tout aussi compliquée. Certaines expliquent que les fortes pluies enregistrées dans plusieurs zones agricoles ont détruit une partie des récoltes. À cela s’ajoutent les difficultés liées au transport des marchandises vers les grands centres urbains.« Nous achetons déjà la tomate à des prix élevés chez les producteurs. Le transport coûte cher et parfois les produits arrivent abîmés », explique une commerçante du marché central. Selon plusieurs vendeurs, les régions productrices peinent actuellement à satisfaire la forte demande des consommateurs.
Une hausse qui pèse sur le quotidien des ménages
La tomate reste un ingrédient essentiel dans de nombreux repas au Cameroun. Cette augmentation des prix affecte donc directement les habitudes alimentaires des populations. Restaurateurs, ménagères et petits commerçants affirment devoir revoir leurs dépenses quotidiennes.Dans certains restaurants populaires, les portions de sauces ont même été réduites afin de limiter les pertes. D’autres optent pour l’utilisation du concentré de tomate en remplacement des tomates fraîches.
L’espoir d’une baisse dans les prochaines semaines
Malgré cette situation, certains commerçants gardent espoir. Ils estiment qu’avec l’arrivée de nouvelles récoltes dans certaines localités, les prix pourraient progressivement diminuer dans les semaines à venir. En attendant, consommateurs et vendeurs continuent de subir les conséquences de cette hausse qui touche l’un des produits les plus consommés dans les ménages camerounais.
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par Akosegue AMBASSA Catherine
